10.31.2008

Regard ...

Nous avons tous besoin d'un regard pour nous faire exister. Ce regard a d'abord été celui de nos parents. Ces yeux, posés sur nous, nous ont fait comprendre que nous étions précieux.
Ensuite, c'est le regard d'un être aimé. On n'existe que dans la mesure où l'on est accueilli. L'autre, par son regard, nous libère. Ce même regard fait tomber les masques derrière lesquels nous nous dissimulions.
Tout l'Évangile peut être lu à travers le regard de Jésus. "Les vrais regards d'amour sont ceux qui vous espèrent" dit un poète.
C'est ce regard d'amour que Jésus a porté sur Zachée, le jeune homme riche, la Samaritaine, la femme adultère, Lazare et tant d'autres. Dieu nous dit: "Tu as du prix à mes yeux et je t'aime".
C'est ce regard d'amour qui crée en nous un être libre et généreux, un être capable de témoigner de la tendresse de Dieu aux autres.
C'est ce regard de Dieu sur moi qui m'a poussé à préférer son appel. Merci Seigneur pour tes bontés et tes merveilles.
Laurette Daigneault

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1.13.2008

« MAL‑ME‑DIT »

Nous abordons un sujet délicat qui met en question notre personne: ce que nous sommes dans le réel de l'existence.
Un ami affecté dans sa santé fait un jeu de mots avec “maladie” en disant : «Qu'est‑ce que le “mal‑me‑dit” dans ce que je vis présentement?» Je fréquente chaque semaine des grands malades en soins de longue durée, et que de fois je me sens «pogné» devant la souffrance des gens!
Quand la maladie frappe c'est toujours un temps d'épreuve qui provoque une série d'interrogations autant pour la personne affectée que pour son entourage! Nous sommes tous témoins en ce temps d'automne de voir les feuilles tomber des branches et s'étendre par terre. Ce signe discret signifie que toute vie s'achève un jour.
Le “mal‑me‑dit” de ressentir ma fragilité et d'être conscient de ma condition mortelle. La question du “Qui suis‑je?” bondit! Je ne suis qu'une parcelle de vie dans l'immensité de l'univers. Suis‑je vraiment nécessaire dans cet immense tourbillon? Immanquablement dans cette turbulence surgissent l'angoisse de ma vulnérabilité et les peurs de l'inconnu! Est‑ce que je bascule dans l'absurdité, le néant, le vide?
Est‑ce que j'opte pour une présence intérieure avec laquelle je tisse de la confiance comme avec quelqu'un de proche qui crée une certaine sécurité malgré les coups durs de l'existence? Si j'ai foi en l'inattendu du matin de Pâques, il y a l'icône du Christ, la personne Jésus qui suscite des gestes humains divinisés...
Je termine par ce récit de vie: j'accompagne bénévolement un résident lors d'une sortie dans un verger à Rougemont. Nous sommes transportés par un tracteur aux pieds des pommiers. Je pousse le fauteuil roulant de M. Bruno sous une branche pliée remplie de belles pommes rouges. Bruno allonge la main gauche et cueille les pommes pour les déposer dans son sac. J'en profite pour déguster une pomme fraîchement cueillie. J'invite mon ami à faire de même, mais il me montre qu'il n'a pas de dents au haut de la bouche.
Je m'informe s'il y a quelqu'un qui a un couteau. J'en trouve un, je m'assois aux pieds de Bruno sur l'herbe, je lui coupe des morceaux de pomme; il les déguste avec plaisir. Quel bonheur ressenti en nos cœurs sous un soleil radieux d'automne! Puis une fois nos sacs remplis, Bruno les place sur la tablette de son fauteuil roulant en précisant: “J'en prends soin”. Ce simple geste de partage devient un geste humain divinisé ...
(Inspiré de E. Drewermann, La parole qui guérit, et de Boris Cyrulnik, De chair et d'âme.)
André Choquette

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Maladie et espérance pour redonner espoir

L'espérance pour moi commence au jour de ma naissance; le prénom de ma maman est Gabrielle, ce qui me rappelle à chaque fois mon ange-gardien, "Ange Gabriel", et c'est à partir de là que viens mon espérance en cette période ou la maladie m'affecte.
A l'été 2001, j'ai été un gagnant lors de ma première opération à cœur ouvert. J'ai mis toute mon espérance et ma foi en un Dieu d'amour. La vie est belle et tout est beau, ça va très bien et même c'est surprenant de me voir vivre ce que la vie a donné à mes jours.
À l’hiver 2007, hélas, mon état de santé se détériore et, en juin, suite aux résultats de plusieurs examens, le Dr Tousignan m'annonce un cancer des poumons, en plus de plusieurs métastases sur les os. À partir de ce jour je pense (comme plusieurs à qui on annonce cette terrible maladie) que l'on se trompe; je refuse, moi, de me laisser écraser par cette peur; je ne veux pas le croire et je décide de prendre tous les moyens pour reprendre des forces et revenir un peu à la vie.
Je veux vous partager un bout de texte que j'ai lu à la salle des traitements où je reçois ma chimio; cette lecture me redonne une espérance face à la maladie.
«Celui qui gagne prend des risques (traitement de chimio), celui qui gagne n'abandonne pas. Quand la vie est dure, il s'accroche en attendant que la roue tourne. Celui qui gagne sait que plus d'un chemin lui est ouvert et il ne redoute pas de l'emprunter. Celui qui gagne sait qu'il n'est pas infaillible et il accepte sa faiblesse, "la maladie", tout en tirant parti de ses forces. Celui qui gagne tombe parfois, mais il se relève aussitôt, il n'accepte pas qu'une simple chute lui interdise de se relever. Celui qui gagne accepte de prendre sa vie en main. Celui qui gagne a des pensées positives.»
Aujourd'hui, je suis bien entouré de ma conjointe Antoinette, de mes trois filles, de leurs conjoints qui tous me soutiennent. Merci à toute mon équipe médicale de l'hôpital de Ste-Agathe –médecins, infirmières et tout le personnel– pour les bons soins que je reçois.
Il y a en plus vous tous, la fraternité de Copam, vos visites à ma maison d'Entrelac, les appels téléphoniques de plusieurs membres, des mots et pensées écrites d'encoura­gements: tout cela redonne de la vie et de l'énergie à mes journées. Jouer gagnant, un jour à la fois.
Un gros merci et toute ma reconnaissance à tous. Je profite de ce moment pour rendre grâce à Dieu de tout ce que la vie me donne.
Je garde espoir.
Jean-Guy Brisson

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MALADIE ET ESPERANCE

Deux mots qui s'opposent.
Deux mots qui portent en eux-mêmes des réalités différentes.
Comment vivre la maladie sans espérance?
Comment vivre l'espérance sans maladie?
L'espérance prend sa force lorsqu'elle est opposée à l'adversité. Elle peut se préparer dans des moments de calme, de prière, de sérénité, mais elle se vérifie dans des périodes plus difficiles. Ce n'est pas quand je suis en santé que je peux dire comment je me comporte durant la maladie. Sauf, si j'ai laissé pénétrer mon âme:
• par le pardon plus que l'offense
• par l'amour plus que la haine
• par la vérité plus que l'erreur
• par la foi plus que le doute
• par l'espérance plus que le désespoir
• par la lumière plus que les ténèbres
• par la joie plus que la tristesse.
Vous êtes sur le chemin du bonheur si vous vous laissez modeler par l'amour qui est l'essence même de Dieu.
Laurette Daigneault

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«CONTRE TOUTE ESPÉRANCE»

Êtes‑vous allés voir le film de Bernard Émond? Moi, si! J'ai apprécié les quelques moments de rire où l'amitié apporte du secours. Jamais je ne m'attendais à une telle conclusion du film. J'ai vu ce petit bout de femme, Réjeanne, qui en avait large sur le dos. J'ai eu l'impression que ce qui la portait, en plus de l'amour qu'elle ressentait pour Gilles, son mari, c'était un espoir débordant que tout pourrait redevenir comme avant, enfin, un peu comme avant... si seulement il pouvait se prendre en main et s'aider.
Elle demande à Dieu, elle espère, elle croit. Gilles, cet homme fort et costaud jusqu'à cet AVC, n'ayant aucun autre appui que sa santé et son travail, rien en lui ne veut plus vivre après cette épreuve. Même l'amour de sa femme devient humiliant et il perd espoir.
J'ai compati avec cet homme, j'ai compris sa détresse. J'ai ressenti aussi l'espoir de Réjeanne. Sauf que j’ignorais à ce moment que la vie, quelques jours plus tard, «m'attendait dans le détour» moi aussi!
On me détecte une petite cellule détestable au sein gauche et on doit m'enlever cette intruse au plus vite. Naturellement, j'ai peur! Toutes sortes de questions me trottent dans la tête. Je vois le spectre de la mort, jusqu'où ça va aller tout ça? Réussira‑t‑on à tout enlever?
Bien sûr, que je me dis, en parvenant avec difficulté à faire taire toutes mes pulsions négatives intérieures. Je réussirai à vaincre et tout redeviendra comme avant... du moins... je l'espère de toutes mes forces. Je crois et je réussirai, ayant confiance au secours médical et en ce souffle qui est là près de moi. Serait‑ce la prière des autres, de ceux qui m'aiment?
Cette espérance qui me vient de ma volonté de vaincre est aussi celle de savoir que Quelqu'un m'accompagne durant cette batterie d'examens médicaux, dans ce dédale de doutes, d'angoisses et de peurs. Là où aucune réponse ne vous rassure.
Là, dans mon cœur, il y a la confiance de me tendre vers Dieu et de croire que tout ira pour le mieux. Avec le secours de celui qui me tient la main et qui m'accompagne dans ce sentier difficile, je ne vous cache pas que j'ai peur, mais j'ai grand Espoir que tout ira bien.
On s'en reparlera. À bientôt.
Monique Paquin

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3.11.2007

Les accommodements raisonnables

À la suite des nombreuses interrogations suscitées sur les accommodements raisonnables,
notre communauté chrétienne, la Fraternité Saints-Pierre-et-Paul, a résumé ses réflexions.

Accommodement
Le mot vient du latin modus qui signifie mesure. Commodus signifie qu’on ajuste une chose en la mesurant à une autre.
Est-il possible d’ajuster les habitudes culturelles ou religieuses de communautés qui ont des coutumes ou des rites différents ?

Société laïque
La société québécoise est aujourd’hui une société laïque : ce qui veut dire que nos institutions sociales et politiques doivent être indépendantes de tout autre pouvoir, qu’il soit religieux ou venant d’institutions syndicales ou corporatives.

Cependant une société laïque ne doit pas empêcher les individus de témoigner de leurs convictions personnelles en étouffant leurs spécificités religieuses ou culturelles. Ou de recevoir des services spécifiques à leur religion ou selon leurs valeurs humanistes.

Par exemple, dans les services hospitaliers, chacun et chacune devrait recevoir les services convenables à leurs convictions, qu’il soit chrétien, musulman, juif, sans religion. Ces services devraient être payés par les communautés religieuses ou par la société, si la majorité des citoyens est d’accord.

Pluralisme
Dans un monde devenu global, les migrations sont massives. Certains peuvent les déplorer mais cela semble inévitable et peut être vu comme un enrichissement pour tous. Chaque état devient de plus en plus pluraliste. Son milieu de vie doit se construire désormais à partir de diverses cultures dont les coutumes ne s’ajustent pas toujours aisément. Il peut donc y avoir des confrontations entre les différents groupes qui forment l’état.

Sur quelles bases vont se faire ces accommodements?

Liberté individuelle et respect du bien commun
Pour résoudre les divergences, on peut faire appel au respect de la liberté de chaque individu, en se référant à la Charte des droits et libertés.
Mais la liberté individuelle ou celle d’un groupe ne doit-elle pas s’effacer quand elle vient nuire au bien commun ?

Si l’on prend comme exemple la question du port du casque de sécurité par les travailleurs du port de Montréal, peut-on «accommoder» les sikhs qui refusent le port du casque sous le prétexte que leur turban fait partie de leur identité religieuse? Oui, si cela ne contrevient pas à leur sécurité; non, si cela peut être dangereux et occasionner des accidents. Dans ce dernier cas, les soins qui seront donnés aux sikhs accidentés seront en effet à la charge de tous les citoyens et nuiront donc à l’ensemble de la société.
Ne peut-on comparer cela à tous les règlements qui sont imposés aux individus comme le port de la ceinture de sécurité ou l’interdiction de la cigarette dans les endroits publics?

Si l’on prend les exemples du kirpan ou de la burka. Ceux-ci sont apparemment inoffensifs, mais le kirpan peut éventuellement être remplacé par un poignard ou la burka peut cacher un kamikase armés de bombes. Avons-nous là un accommodement raisonnable?

L’esprit qui devrait définir les accommodements
On peut définir les accommodements sous la forme de confrontations qui amènent les opposants devant les tribunaux. C’est parfois la solution ultime. Mais si les tribunaux définissent ces accommodements, nous pensons que ceux-ci doivent prioritairement être «accueillis« par la majorité des groupes et des personnes.



L’esprit de l’Évangile, qui vise à faire l’unité de l’humanité dans la solidarité, devrait inciter les chrétiens à gérer les accommodements, non dans un esprit de confrontation – chacun défend ses droits - mais avec la vision de chercher une plus grande unité. Il ne s’agit pas de convaincre l’autre de s’ajuster à notre vision et à nos coutumes, mais de nous enrichir par des accommodements qui nous feront marcher ensemble vers une plus grande compréhension des uns et des autres, dans le respect du bien commun. C’est ainsi qu’on pourra bâtir une société plus harmonieuse où l’on ne confond pas l’unité et l’uniformité et où chacun et chacune peut trouver sa place quelque soit sa religion, son sexe ou son handicap.

Cela ne se fera pas sans difficulté mais cela peut être une belle utopie si chaque citoyen s’engage à mettre sa bonne volonté – et son bon sens – au service de tous.

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2.10.2007

La Parole qui rend Heureux

Voici comment j’ai mis en pratique une suggestion du Centre biblique de Montréal à l’occasion du dimanche annuel de la Bible, dont le thème était Proposer un Dieu d’amour qui prend parole, et comment cela m’a rendu HEUREUX.
Lors de la célébration de l’eucharistie avec la communauté COPAM et aussi celle du Centre d’hébergement P.N.D.L., j’ai souligné la liturgie de la Parole avec un chant approprié et facile à entonner :
J’ai ouvert le livre
De l’histoire des hommes.
J’ai ouvert le livre
De l’amour de Dieu.
J’ai ouvert le livre
Cherché la Parole
Les mots qui font vivre
Et qui rendent heureux. (Paroles et musique: Jean Humenry)
Puis, lors du 10e anniversaire du Relais Mont-Royal, sous le thème «Cabaret Extra-Céleste», j’ai fait une présentation spéciale (avec humour et mime) sur l’importance de la Parole, en plus de dessiner un grand livre sur un carton avec les paroles du chant.
Auparavant, j’avais demandé à quelques personnes de me dire une parole de la Bible que j’ai écrite sur un pain pita avec du glaçage à gâteau. J’ai coupé le pain pita en morceaux et l’ai offert en nourriture. C’est une symbolique importante pour inviter à «manger la Parole» et à en vivre! Alors dans le chant, j’ai remplacé l’expression «Cherché la Parole» par «Mangé la Parole».
En fréquentant le Relais, nous goûtons au pain sur la table, au pain de l’amitié (co-pain), au pain de la Parole, sur l’invitation de “notre boulanger” Georges Convert. Reprise du chant: J’ai ouvert le livre… en précisant: «Mangé la Parole».
Dans la Bible, le prophète Ézéchiel (3,1-3) reçut une vision qui lui disait: «Fils d’homme, mange ce livre, nourris-toi de la Parole… Je le mangeai et il fut dans ma bouche doux comme du miel». Reprise du chant et distribuer quelques morceaux de pain pita.
Par le fait de manger la Parole, nous pouvons prendre le pas de danse comme David, lui-même compositeur de psaumes (poésie spirituelle) et musicien. Il dansa nu autour de l’Arche de l’Alliance. Il portait un pagne (2S 6,14ss). Il paraît que cela faisait sourire et rire le bon Dieu! Reprise du chant en remplaçant «Mangé la Parole» par «Dansé la Parole».
Il y avait une bonne ambiance de fête! Je n’ai pas dansé nu devant le monde, mais seulement torse nu pour montrer mes muscles!
«Seigneur, donne-moi l’humour
Pour que je tire
Quelque bonheur de cette vie
Et en fasse profiter les autres. Amen».
André Choquette

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Reconnaître Dieu dans ma vie

À mon âge, 83 ans, les signes de Sa présence sont nombreux, mais aujourd’hui je vous en livre une page. Dans mon enfance, les temps forts de l’Église me donnaient la chance de les vivre avec une foi pure et innocente. Cela a été les beaux cadeaux de la Vie: la foi et les responsabilités de l’amitié.
Je reviens au 13 juin 2006. Quelle surprise, un bon souper avec place réservée, s.v.p. Après le souper c’est la surprise: des souvenirs écrits et lus par Laurette et Rita; tant de vérités avec des brises d’humour et les cadeaux souvenirs. C’est trop; dois-je rire ou pleurer. Ah! Oui, le départ est vraiment difficile à vivre, mais c’est bon signe, il y a des liens très forts qui se sont tissés au fil des ans.
Au 2600 Aird, au mois de septembre, le dîner-surprise, auquel étaient invités des représentants de certains organismes du quartier dont j’ai déjà fait partie, a été très émouvant. Allant de surprise en surprise, tout cela me mène loin en arrière.
Le bonheur que j’ai vécu, c’est dans cette voie, ce chemin que j’ai voulu suivre tout en faisant partie de Copam. Là, j’ai appris à connaître Dieu, mon vrai Père, ce Dieu présent dans ma vie qui m’aime et m’a toujours aimée telle que je suis. Il me fait signe qu’Il est toujours là, toujours. Mes surprises, je les vois comme des clins d’œil de Dieu et je Le remercie.
Merci Georges, André, Laurette, Jean, Alain, Mario. Merci à vous tous, gens de Copam, qui m’avez aidée à grandir et à bien vieillir. C’est à votre tour de vous laisser parler d’amour.
Thérèse Faust

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2.09.2007

Témoignage de Thérèse F.

Au moment des premiers contacts, j’étais dans un grand besoin. Il y avait un grand besoin d’un côté, il y avait un grand besoin des deux côtés. Georges Convert avait grand besoin de... répondre à des besoins. Moi j’étais la femme dans le besoin. C’est ça la vie.
Si toi tu te sens utile à quelque part, si cela te tente de partir, c’est parce que tu vas répondre à des besoins; tu vas aller aider. Tu veux faire quelque chose, mais quelque chose de positif dans ta vie. Qu’est-ce qui va te donner quelque chose de positif? Vas-tu aller voir un roi ou une reine pour savoir ce que tu peux faire pour lui ou elle? Tu ne peux rien faire pour lui ou elle. Ils vont te dire: “Non, je ne sais pas ce que vous voulez”. La vie c’est cela. J’avais besoin d’être logée. J’avais besoin de recevoir de l’aide.
Je participais aux réunions Al-Anon dans la maison des Petites Sœurs de l’Assomption; les Petites Sœurs de l’Assomption étaient des rassembleuses, puis elles nous invitaient au sous-sol de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus; j’étais là. C’est comme cela que j’ai connu Georges, qui répondait à nos questions en général [sur le projet de logement Boyce-Viau] avec notre parler à nous autres, pas le parler des grands [les responsables du projet] qui étaient à côté de lui. Parfois on ne comprend pas exactement ce qu’ils veulent dire parce qu’ils vont chercher des mots d’université et qu’on n’est pas du monde qui ont fait l’université. On était des gens dans le besoin. C’est ça la différence. Georges Convert a toujours compris cela. Il a tout le temps fait cela. Il va être avec un jeune qui cherche; il va être toujours avec lui, il va jaser avec lui. Il va répondre, parler une partie de la nuit. Il sait que c’est là son rôle.

11.26.2006

Libre pour aimer

Qui d’entre nous n’a pas un jour évoqué ce passé, pas si lointain, durant lequel nous « devions », pour être acceptés socialement, nous conformer à des modèles rigides nous donnant le sentiment de vivre par procuration? Puis il y a eu les années 60, la Révolution tranquille, les grands mouvements de libération… Où en sommes-nous aujourd’hui? Les structures sociales héritées du passé ont éclaté mais sommes-nous plus libres pour autant? Ne cédons-nous pas à la tentation de nous soumettre à de nouveaux conformismes érigés, non plus par les Églises, mais par ces nouveaux prêtres que sont les spécialistes du marketing et les médias? Et que dire de ce monde inconscient et pulsionnel qui nous pousse de l’intérieur et nous fait souvent agir à l’encontre de ce qui nous semble le plus juste et raisonnable?

À mon sens si la liberté est bien ce qui caractérise l’être humain, elle existe d’abord et avant tout à l’état de projet - projet de toute une vie d’ailleurs- et ce potentiel extraordinaire demande à être… libéré. La libération, à laquelle il faut consentir, ne peut être que donnée, gracieusement offerte :

Jésus donc dit aux Juifs qui avaient cru en lui :
« Si vous demeurez dans ma parole,
Vous êtes vraiment mes disciples,
Vous connaîtrez la vérité
Et la vérité fera de vous des hommes libres. » (Jn 8, 31-32)

Pour devenir vraiment libre le petit humain a besoin d’être aimé et de se sentir aimé totalement, inconditionnellement, en actes et en paroles. C’est la condition première et indispensable. Accompagné dans l’amour, il pourra développer son autonomie d’action et de pensée, son intelligence critique, son sens des valeurs et des responsabilités. Il découvrira progressivement, de l’intérieur, les exigences d’une vie humaine vécue selon la vérité de son être. Il deviendra ainsi progressivement et authentiquement libre… libre pour, à son tour, aimer.

Alain Blanchette
23 septembre 2006

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5.28.2006

assemblée1

Rapport moral Copam 2005-2006

Une méditation sur la personne de Jésus nous fait découvrir un homme qui aime avec bonté, gratuité et laisse libre l’individu dans ses choix de vie.
Son attitude nous inspire par rapport à notre vie communautaire. Ainsi Copam est un lieu, grâce à la dynamique des gens présents et au souffle divin, où se tisse de l’humanité par l’accueil, le partage, la fraternité. Autant celui qui cherche du sens dans sa vie, autant celle qui désire approfondir l’Évangile, autant celui qui souhaite fraterniser dans le respect, toute personne a sa place et peut prendre la parole.
C’est la responsabilité de chaque membre de rendre vivante et signifiante la communauté, de faire connaître nos activités et d’assurer ainsi la venue de nouvelles personnes parmi nous. Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de l’accueil; je vous communique l’expression spontanée de quelqu’un qui arrive en retard lors d’une fin de semaine à Bondville: Je me suis senti accueilli et en plus un bon repas m’attendait. C’était la première fois qu’il se rendait à notre maison. Simplement nous rendons, chacun selon sa personnalité, ce service d’accompagnement. Nous sommes conscients aussi de nos limites, il n’est pas toujours évident de partager avec une personne différente dans sa pensée et son comportement.
Je termine avec la lettre de reconnaissance du diocèse de Montréal:
Dans la suite des échanges que vous avez pu avoir dans les derniers mois avec Mgr Michel Parent, chancelier, et des rapports d’activités de Copam que vous avez bien voulu nous faire parvenir, il me fait plaisir de vous confirmer que l’archevêque de Montréal renouvelle pour une période de cinq ans, du 28 avril 2005 au 28 avril 2010, l’accueil de Copam dans notre diocèse, le tout dans l’esprit des reconnaissances précédentes des 21 mars 1994, 28 avril 1997 et 6 septembre 2002. (Benoit-Marc Boyer, prêtre vice-chancelier)
André Choquette
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Partage des Actes des Apôtres
L’année se termine déjà. Notre groupe compte de nouvelles personnes. Nous avons vécu la perte de Pierre et de Brigitte décédés. Marie-Claire et Jacques ont dû être moins présents à cause de santé. Lucette est engagée cette année dans un nouveau travail qui l’oblige presque à nous quitter. Et Laurette est de nouveau présente, sa santé le lui permettant. Suzanne est toujours là avec sa bonne humeur.
Donc Monique, Jean-Guy et moi nous sommes les nouveaux à peine 2 ans de présence à Copam, à comparer aux 25 ans et plus de Thérèse, Jean-Noël, Laurette et André; nous sommes à développer des racines.
Notre groupe est ouvert, il y a de la place. Nous apprécions Alain qui se joint à nous pour les échanges au dîner.
La démarche des Actes a été plus difficile à développer pour nous cette année. Le groupe souhaite revenir aux Évangiles. Un bel esprit fraternel s’est développé tout au long de cette année; nous sommes proches les uns des autres, une petite communauté. C’est ce que nous offre Copam. La partie de la rencontre où chacun exprime comment cette parole s’incarne dans mon quotidien demeure pour moi source de vie.
Merci aux personnes de mon groupe qui m’ont fait confiance comme déléguée. Je passe la bannière au suivant. Merci à Copam de l’accueil, vous êtes pour moi l’Église vivante et vivifiante, une source spirituelle qui nous abreuve.
Lise Vigneault
groupe Espoir Posted by Picasa

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assemblée2

De la vie à la vie
Nous connaissons tous de ces phrases-clé qui parfois nous font avancer ou nous scient les jambes; encore un peu, un jour à la fois, pas à pas, demain sera différent. Quand on se faisait mal, petit, ma mère nous disait: Tu ne t’en souviendras pas le jour de tes noces. Quand on naît à la vie, la seule façon de progresser c’est de marcher, mais à quatre pattes d’abord, afin d’explorer ce qui se présente à nous. Pendant des années, debout, nous continuons à fabriquer notre vie, à bifurquer à droite, à gauche, à redresser les visées, à croire que le monde nous appartient, que nous en sommes presque le maître, que nous pourrons décider des derniers moments de notre vie.
Mais surprise! Un événement fâcheux arrive et change le cours de notre vie. Pour passer à travers cette nouvelle route, il nous faut beaucoup de temps, d’amitié, d’encouragement, de prière. La seule parole d’Évangile qui me montait au cœur et à l’esprit, c’est celle de Jésus disant à Pierre: Viendra un jour où un autre te mettra ton ceinturon et te conduira là où tu ne veux pas aller. En laissant pénétrer cette parole en moi, mes yeux se sont ouverts à toutes les marques d’attention qu’on avait pour me venir en aide. Petit à petit, j’ai baissé ma garde, j’ai accepté qu’on me conduise où ce sera mieux pour moi. Je croyais perdre toute liberté!!! Malgré toutes les marchettes qu’il y a autour de moi, je vois des gens fiers, se remémorant tous les souvenirs heureux et malheureux, espérant seulement qu’on les accueille avec leur mobilité réduite.
Tout au long de notre vie, nous avons besoin d’aide matérielle et spirituelle. Nous pouvons donner le bras ou dire une parole de baume. Laissons-nous conduire par le souffle qui donne vie. Merci à chacun et chacune pour les attentions données. Honoré de Balzac disait: C’est la vie, elle est préférable avec ses blessures et ses douleurs, aux noires ténèbres du dégoût, au poison du mépris, au néant de l’abdication, à cette mort du cœur qui s’appelle l’indifférence.
Laurette Daigneault
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Repas bénéfice
Nous sommes rendus à ce dimanche bénéfice. Les recettes de cette journée aident aux dépense occasionnées pour réparer ou améliorer les maisons de Bondville et Montréal. Nous nous retrouvons rassemblés à la messe, bon début de journée pour notre communauté. Nous pensons à celles qui sont déjà occupées à préparer le début de cette journée. L’expérience est à l’œuvre. C’est la première fois que j’accepte aussi facilement mon impuissance. Ça me permet de vivre autrement.
Jetant un regard à l’extérieur pour admirer cette belle journée de printemps, c’est magnifique. Nous voyons des petits écureuils qui s’en donnent à cœur joie juste devant nous. C’est beau à voir, mais ce sont des petits délinquants qui détruisent les fleurs; il va falloir trouver un moyen pour qu’ils restent de l’autre côté de la rue, c’est pas facile.
Les cuisinières sont coiffées de leurs chapeaux de chef. L’équipe de serveurs est là, les laveurs de vaisselle aussi. Nous sommes quelques personnes assises à regarder autour de nous le va-et-vient des gens actifs.
Voilà le grand chef coiffé du fameux chapeau et il a un nez de clown. Il nous dit: «Tiens, nous formerons la chorale.»
Voilà que les gens qui ne font rien pourront mettre un peu d’ambiance et c’est parti.
Un ami pour chanter
comme l’on peut chanter.
Lorsque l’on est aimé pour de vrai.
Ça deviendra comme le chant thème de la journée. Vous auriez dû voir André y aller avec des pas de danse. C’était joyeux, nous étions heureux. C’est à notre tour de se faire servir. Les tables sont invitantes, sur chacune il y a un bouquet d’œillets. André vient nous voir à notre table. Il y a sa sœur, son frère, sa belle-sœur, Rita et moi. André prend une tige d’œillets et l’offre à Jeannine pour souligner la fête des infirmières. Je souris et je trouve beau ce qui se passe. Jeannine prend la tige d’œillets et la sépare en trois pour Rita et pour moi pour la fête des mères qui aura lieu dans une semaine. J’ai gardé cette petite fleur jusqu’à ce jour.
Un ami de valeur
Comme un révélateur
De ce qu’il y a de meilleur dans ton cœur.
Les gens se succèdent, on s’accueille ou s’installe ou se régale. J’ai trouvé beau des parents qui amènent leurs trésors avec eux qui veulent encourager. Il y en a qui partent en voyage, soulignant un anniversaire de mariage, et ce tout petit de 3 semaines qui se trouve bien dans les bras d’un ami.
Un ami pour choisir
Pour bâtir et fleurir
Une clé pour ouvrir l’avenir.
Ce que je retiens de cette journée: chaque petit signe, chaque petit geste est important. Les petits pas de danse d’André, ses dessins de fleurs, sa présence ce qui est important. Chacun est artiste dans ce qu’il aime, dans ce qu’il fait et dans ce qu’il est.
André veux-tu dessiner un petit œillet ici. Nous l’offrons à chacun qui prendra un feuillet. Voilà c’est fait. Merci.
Il y a aussi les artisans, Jacinthe et André P., qui ont mis leurs œuvres au tirage, intéressés à voir les gagnants. C’est normal, ils ont pris de leur temps afin de réaliser leurs travaux et l’ont remis comme le cœur sur la main pour le bonheur des amis.
À tous ces gens réguliers, coordinateurs, visiteurs et bienfaiteurs nous souhaitons du bonheur. De tout cœur.
Thérèse Faust
groupe Espoir Posted by Picasa

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assemblée3

Spiritualité chrétienne et Al-Anon
Nous sommes un groupe de membres Al-Anon qui se réunit deux fois par année à votre maison de Bondville.
Les membres Al-Anon forment une fraternité de parents et d’amis-es d’alcooliques qui partagent leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leurs problèmes communs. Nous croyons que l’alcoolisme est un mal familial et qu’un changement d’attitude peut contribuer au rétablissement.
Le but d’Al-Anon c’est d’aider les familles et les amis des alcooliques en offrant de l’espoir et de l’amitié et en fournissant l’occasion d’apprendre à progresser spirituellement par la pratique des Douze Étapes des A.A..
Lors de nos échanges, en présence d’André Choquette, une autre occasion nous est fourni de progresser spirituellement en étudiant ces étapes, tout en partageant notre expérience face à la maladie de l’alcoolisme et en démontrant comment le programme aide à apporter de la compréhension et de l’encouragement à l’alcoolique.
Nous vous remercions sincèrement de nous permettre d’accéder à votre maison de recueillement et ceci à prix modique.
Huguette Lemay et Carole Delorme
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Épluchette de blé d’inde
Vous parlez d’épluchette, cela me rappelle plein de bons souvenirs et des moments heureux. La première fois que j’ai participé à cette journée, il y a près de vingt ans et une première à la maison de Bondville. Comme je ne connaissais ni l’endroit, ni le chemin, j’ai eu recours à un guide, notre ami Gérard Vincent un aveugle, en compagnie de Lucette et d’un autre membre de Copam. Je n’en reviens pas encore aujourd’hui.
Les années suivantes ont été accompagnées de membres de Copam, et une année c’est avec Josée et ses deux enfants où elles ont fraternisé avec les personnes présentes. Le soleil est au rendez-vous; à ma connaissance rarement il était absent, il y a de la joie et c’est une journée bien remplie.
C’est en 1991 que Jean-Guy accepte d’être des nôtres et où il rencontre ses amis Albert, Philippe et Jacques D.. En compagnie de son ami Albert il offre ses services, aider à la cuisson du blé d’inde, voir au feu; c’est son domaine: allumer des feux de joie. En même temps c’est une façon à lui de se familiariser avec les gens.
Aujourd’hui en 2006, nous avons notre rituel: voir à la préparation et l’emplacement du feu au gaz propane, à la cuisson du blé d’inde et qu’il soit juste à point. Nous avons le privilège et le choix d’être présents tous les deux à cette journée extraordinaire, remplie d’amour et entourés de personnes que nous aimons tous et toutes (beaucoup de personnes, dans toutes ces années, ont participé). Pour nous c’est prendre trois jours de vacances à avoir du plaisir, se faisant du plaisir dans le Sud à Bondville, car nous sommes du Nord à Entrelacs. Ha! Ha!
Antoinette et Jean-Guy Brisson Posted by Picasa

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Autour de la table
Une fois par mois, j’attends avec impatience le coup de téléphone de Linda Gallagher, pour me rappeler la prochaine rencontre du groupe Autour de la table. Il est même arrivé un mois où j’étais prête une semaine avant tout le monde tellement j’avais hâte…
Là, l’humeur est à la détente. Chaque mois, on se retrouve entre amis et quelques fois des visages nouveaux viennent enrichir notre groupe. Des fleurs, des chocolats ou des brillants occupent chaque couvert dans la grande salle à manger selon la fête à venir.
Puis, ce rassemblement Autour de la table est rythmé par André qui entonne les premiers mots de notre bénédicité. Linda introduit ensuite les nouvelles de Copam, suivi de Michel qui élabore les différentes questions de notre discussion. Ici, Autour de la table, il nous est proposé d’explorer des thèmes autour d’un repas. C’est ainsi que nous discutons de sujet comme: la méditation, le temps, le silence ou la douceur et ce, tout en partageant un bon repas. Quand chaque personne parle, elle est écoutée et accueillie procurant ainsi au groupe un enrichissement spirituel. Beaucoup de liens d’amitié naissent au travers de ces échanges. Longue vie au groupe Autour de la table.
Sylvie Proulx,
groupe Autour de la table
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Viveurs de Dieu
1- J’assiste à quelques réunions où des personnes partagent avec d’autres leur expérience spirituelle… leur relation avec l’Église… leur vie en pensées avec Dieu, tous les jours et dans leur quotidien.
2- Je suis un être tourmenté entre le rationnel et le spirituel…
3- On me demande d’écrire un court texte sur Viveur de Dieu. Je tenterai d’être plus spirituel que rationnel…
«Gros Petit Larousse»: viveur,euse. (surtout au masculin) (Hé! la parenthèse à gauche elle est du dictionnaire… pas de moi) Personne qui mène une vie dissipée et ne songe qu’aux plaisirs.
Bon… ça part bien, on va passer pour une bande d’excentriques qui vivent une vie en marge de ce qu’est la vie ‹normale› dans notre société. C’est pas une mauvaise évaluation. Sauf que la vie de ces viveurs n’est peut-être pas aussi dissipée qu’on le croit. Ces gens ont acquis au fil de leurs réflexions une certaine sagesse et, oui, leurs plaisirs sont liés à la joie de vivre une vie spirituelle qui les rapproche de Dieu.
Mais qu’est-ce que se rapprocher de Dieu aujourd’hui? Dans un monde où tout est lié à l’argent et au matérialisme, et où l’enfance de plusieurs a été marquée par une image de la spiritualité chrétienne venue d’un passé où ces notions nous étaient imposées, vivre Dieu au quotidien peut paraître anachronique. Et pourtant ce ne l’est pas.
Pour moi, l’expérience ‹Vivre de Dieu› est un moment privilégié où des personnes issues de milieux divers témoignent de leur parcours spirituel. A l’occasion, elles furent désabusées très jeunes par une pratique religieuse qui imposait ses préceptes et pratiques de façon arbitraire sans qu’aucun sens spirituel réel ne soit expliqué. À d’autres moments, il s’agit de personnes qui ont été portées vers un éveil spirituel suite à un événement particulier de leur vie.
Ces personnes, femmes et hommes, ces humains, aussi pris dans la tourmente de la vie quotidienne, viennent partager avec d’autres leur ‹re-naissance› à la Parole de Jésus, l’application de la Parole dans leur vie de tous les jours. Vivre sa foi n’est pas aisé. La vivre au quotidien encore moins. Mais quelle beauté que d’entendre ces partages! Des moments parfois difficiles, des questionnements et puis, lentement, gracieusement dirions-nous, l’Esprit vient prendre sa place au cœur de la personne. Il vient s’installer comme Guide. Dès lors le spirituel surgit dans le geste le plus banal de la vie quotidienne.
Vivre de Dieu nous présente donc les pas du voyage quotidien de ces viveurs qui ont, peu à peu, découvert comment faire entrer la Parole dans leur vie de tous les jours pour finir par ouvrir vers les autres le Royaume qui se cachait en eux, plein de générosité, de bonté et d’Amour.
Les partages entendus à Viveurs de Dieu sont uniques, car ils sont le fruit de l’expérience de personnes uniques. Elles ont toutes, à leur façon, vécu ce retour vers la spiritualité très personnellement. C’est ce qui rend chaque témoignage si spécial. Et tenter de vivre ne serait-ce qu’une parcelle de l’enseignement de l’Évangile, n’y a-t-il pas plus beau cadeau…
Un beau moment pour tous… et qui vaut la peine d’un petit déplacement.
Etienne Paquette

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