5.28.2006

assemblée1

Rapport moral Copam 2005-2006

Une méditation sur la personne de Jésus nous fait découvrir un homme qui aime avec bonté, gratuité et laisse libre l’individu dans ses choix de vie.
Son attitude nous inspire par rapport à notre vie communautaire. Ainsi Copam est un lieu, grâce à la dynamique des gens présents et au souffle divin, où se tisse de l’humanité par l’accueil, le partage, la fraternité. Autant celui qui cherche du sens dans sa vie, autant celle qui désire approfondir l’Évangile, autant celui qui souhaite fraterniser dans le respect, toute personne a sa place et peut prendre la parole.
C’est la responsabilité de chaque membre de rendre vivante et signifiante la communauté, de faire connaître nos activités et d’assurer ainsi la venue de nouvelles personnes parmi nous. Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de l’accueil; je vous communique l’expression spontanée de quelqu’un qui arrive en retard lors d’une fin de semaine à Bondville: Je me suis senti accueilli et en plus un bon repas m’attendait. C’était la première fois qu’il se rendait à notre maison. Simplement nous rendons, chacun selon sa personnalité, ce service d’accompagnement. Nous sommes conscients aussi de nos limites, il n’est pas toujours évident de partager avec une personne différente dans sa pensée et son comportement.
Je termine avec la lettre de reconnaissance du diocèse de Montréal:
Dans la suite des échanges que vous avez pu avoir dans les derniers mois avec Mgr Michel Parent, chancelier, et des rapports d’activités de Copam que vous avez bien voulu nous faire parvenir, il me fait plaisir de vous confirmer que l’archevêque de Montréal renouvelle pour une période de cinq ans, du 28 avril 2005 au 28 avril 2010, l’accueil de Copam dans notre diocèse, le tout dans l’esprit des reconnaissances précédentes des 21 mars 1994, 28 avril 1997 et 6 septembre 2002. (Benoit-Marc Boyer, prêtre vice-chancelier)
André Choquette
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Partage des Actes des Apôtres
L’année se termine déjà. Notre groupe compte de nouvelles personnes. Nous avons vécu la perte de Pierre et de Brigitte décédés. Marie-Claire et Jacques ont dû être moins présents à cause de santé. Lucette est engagée cette année dans un nouveau travail qui l’oblige presque à nous quitter. Et Laurette est de nouveau présente, sa santé le lui permettant. Suzanne est toujours là avec sa bonne humeur.
Donc Monique, Jean-Guy et moi nous sommes les nouveaux à peine 2 ans de présence à Copam, à comparer aux 25 ans et plus de Thérèse, Jean-Noël, Laurette et André; nous sommes à développer des racines.
Notre groupe est ouvert, il y a de la place. Nous apprécions Alain qui se joint à nous pour les échanges au dîner.
La démarche des Actes a été plus difficile à développer pour nous cette année. Le groupe souhaite revenir aux Évangiles. Un bel esprit fraternel s’est développé tout au long de cette année; nous sommes proches les uns des autres, une petite communauté. C’est ce que nous offre Copam. La partie de la rencontre où chacun exprime comment cette parole s’incarne dans mon quotidien demeure pour moi source de vie.
Merci aux personnes de mon groupe qui m’ont fait confiance comme déléguée. Je passe la bannière au suivant. Merci à Copam de l’accueil, vous êtes pour moi l’Église vivante et vivifiante, une source spirituelle qui nous abreuve.
Lise Vigneault
groupe Espoir Posted by Picasa

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De la vie à la vie
Nous connaissons tous de ces phrases-clé qui parfois nous font avancer ou nous scient les jambes; encore un peu, un jour à la fois, pas à pas, demain sera différent. Quand on se faisait mal, petit, ma mère nous disait: Tu ne t’en souviendras pas le jour de tes noces. Quand on naît à la vie, la seule façon de progresser c’est de marcher, mais à quatre pattes d’abord, afin d’explorer ce qui se présente à nous. Pendant des années, debout, nous continuons à fabriquer notre vie, à bifurquer à droite, à gauche, à redresser les visées, à croire que le monde nous appartient, que nous en sommes presque le maître, que nous pourrons décider des derniers moments de notre vie.
Mais surprise! Un événement fâcheux arrive et change le cours de notre vie. Pour passer à travers cette nouvelle route, il nous faut beaucoup de temps, d’amitié, d’encouragement, de prière. La seule parole d’Évangile qui me montait au cœur et à l’esprit, c’est celle de Jésus disant à Pierre: Viendra un jour où un autre te mettra ton ceinturon et te conduira là où tu ne veux pas aller. En laissant pénétrer cette parole en moi, mes yeux se sont ouverts à toutes les marques d’attention qu’on avait pour me venir en aide. Petit à petit, j’ai baissé ma garde, j’ai accepté qu’on me conduise où ce sera mieux pour moi. Je croyais perdre toute liberté!!! Malgré toutes les marchettes qu’il y a autour de moi, je vois des gens fiers, se remémorant tous les souvenirs heureux et malheureux, espérant seulement qu’on les accueille avec leur mobilité réduite.
Tout au long de notre vie, nous avons besoin d’aide matérielle et spirituelle. Nous pouvons donner le bras ou dire une parole de baume. Laissons-nous conduire par le souffle qui donne vie. Merci à chacun et chacune pour les attentions données. Honoré de Balzac disait: C’est la vie, elle est préférable avec ses blessures et ses douleurs, aux noires ténèbres du dégoût, au poison du mépris, au néant de l’abdication, à cette mort du cœur qui s’appelle l’indifférence.
Laurette Daigneault
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Repas bénéfice
Nous sommes rendus à ce dimanche bénéfice. Les recettes de cette journée aident aux dépense occasionnées pour réparer ou améliorer les maisons de Bondville et Montréal. Nous nous retrouvons rassemblés à la messe, bon début de journée pour notre communauté. Nous pensons à celles qui sont déjà occupées à préparer le début de cette journée. L’expérience est à l’œuvre. C’est la première fois que j’accepte aussi facilement mon impuissance. Ça me permet de vivre autrement.
Jetant un regard à l’extérieur pour admirer cette belle journée de printemps, c’est magnifique. Nous voyons des petits écureuils qui s’en donnent à cœur joie juste devant nous. C’est beau à voir, mais ce sont des petits délinquants qui détruisent les fleurs; il va falloir trouver un moyen pour qu’ils restent de l’autre côté de la rue, c’est pas facile.
Les cuisinières sont coiffées de leurs chapeaux de chef. L’équipe de serveurs est là, les laveurs de vaisselle aussi. Nous sommes quelques personnes assises à regarder autour de nous le va-et-vient des gens actifs.
Voilà le grand chef coiffé du fameux chapeau et il a un nez de clown. Il nous dit: «Tiens, nous formerons la chorale.»
Voilà que les gens qui ne font rien pourront mettre un peu d’ambiance et c’est parti.
Un ami pour chanter
comme l’on peut chanter.
Lorsque l’on est aimé pour de vrai.
Ça deviendra comme le chant thème de la journée. Vous auriez dû voir André y aller avec des pas de danse. C’était joyeux, nous étions heureux. C’est à notre tour de se faire servir. Les tables sont invitantes, sur chacune il y a un bouquet d’œillets. André vient nous voir à notre table. Il y a sa sœur, son frère, sa belle-sœur, Rita et moi. André prend une tige d’œillets et l’offre à Jeannine pour souligner la fête des infirmières. Je souris et je trouve beau ce qui se passe. Jeannine prend la tige d’œillets et la sépare en trois pour Rita et pour moi pour la fête des mères qui aura lieu dans une semaine. J’ai gardé cette petite fleur jusqu’à ce jour.
Un ami de valeur
Comme un révélateur
De ce qu’il y a de meilleur dans ton cœur.
Les gens se succèdent, on s’accueille ou s’installe ou se régale. J’ai trouvé beau des parents qui amènent leurs trésors avec eux qui veulent encourager. Il y en a qui partent en voyage, soulignant un anniversaire de mariage, et ce tout petit de 3 semaines qui se trouve bien dans les bras d’un ami.
Un ami pour choisir
Pour bâtir et fleurir
Une clé pour ouvrir l’avenir.
Ce que je retiens de cette journée: chaque petit signe, chaque petit geste est important. Les petits pas de danse d’André, ses dessins de fleurs, sa présence ce qui est important. Chacun est artiste dans ce qu’il aime, dans ce qu’il fait et dans ce qu’il est.
André veux-tu dessiner un petit œillet ici. Nous l’offrons à chacun qui prendra un feuillet. Voilà c’est fait. Merci.
Il y a aussi les artisans, Jacinthe et André P., qui ont mis leurs œuvres au tirage, intéressés à voir les gagnants. C’est normal, ils ont pris de leur temps afin de réaliser leurs travaux et l’ont remis comme le cœur sur la main pour le bonheur des amis.
À tous ces gens réguliers, coordinateurs, visiteurs et bienfaiteurs nous souhaitons du bonheur. De tout cœur.
Thérèse Faust
groupe Espoir Posted by Picasa

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Spiritualité chrétienne et Al-Anon
Nous sommes un groupe de membres Al-Anon qui se réunit deux fois par année à votre maison de Bondville.
Les membres Al-Anon forment une fraternité de parents et d’amis-es d’alcooliques qui partagent leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leurs problèmes communs. Nous croyons que l’alcoolisme est un mal familial et qu’un changement d’attitude peut contribuer au rétablissement.
Le but d’Al-Anon c’est d’aider les familles et les amis des alcooliques en offrant de l’espoir et de l’amitié et en fournissant l’occasion d’apprendre à progresser spirituellement par la pratique des Douze Étapes des A.A..
Lors de nos échanges, en présence d’André Choquette, une autre occasion nous est fourni de progresser spirituellement en étudiant ces étapes, tout en partageant notre expérience face à la maladie de l’alcoolisme et en démontrant comment le programme aide à apporter de la compréhension et de l’encouragement à l’alcoolique.
Nous vous remercions sincèrement de nous permettre d’accéder à votre maison de recueillement et ceci à prix modique.
Huguette Lemay et Carole Delorme
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Épluchette de blé d’inde
Vous parlez d’épluchette, cela me rappelle plein de bons souvenirs et des moments heureux. La première fois que j’ai participé à cette journée, il y a près de vingt ans et une première à la maison de Bondville. Comme je ne connaissais ni l’endroit, ni le chemin, j’ai eu recours à un guide, notre ami Gérard Vincent un aveugle, en compagnie de Lucette et d’un autre membre de Copam. Je n’en reviens pas encore aujourd’hui.
Les années suivantes ont été accompagnées de membres de Copam, et une année c’est avec Josée et ses deux enfants où elles ont fraternisé avec les personnes présentes. Le soleil est au rendez-vous; à ma connaissance rarement il était absent, il y a de la joie et c’est une journée bien remplie.
C’est en 1991 que Jean-Guy accepte d’être des nôtres et où il rencontre ses amis Albert, Philippe et Jacques D.. En compagnie de son ami Albert il offre ses services, aider à la cuisson du blé d’inde, voir au feu; c’est son domaine: allumer des feux de joie. En même temps c’est une façon à lui de se familiariser avec les gens.
Aujourd’hui en 2006, nous avons notre rituel: voir à la préparation et l’emplacement du feu au gaz propane, à la cuisson du blé d’inde et qu’il soit juste à point. Nous avons le privilège et le choix d’être présents tous les deux à cette journée extraordinaire, remplie d’amour et entourés de personnes que nous aimons tous et toutes (beaucoup de personnes, dans toutes ces années, ont participé). Pour nous c’est prendre trois jours de vacances à avoir du plaisir, se faisant du plaisir dans le Sud à Bondville, car nous sommes du Nord à Entrelacs. Ha! Ha!
Antoinette et Jean-Guy Brisson Posted by Picasa

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Autour de la table
Une fois par mois, j’attends avec impatience le coup de téléphone de Linda Gallagher, pour me rappeler la prochaine rencontre du groupe Autour de la table. Il est même arrivé un mois où j’étais prête une semaine avant tout le monde tellement j’avais hâte…
Là, l’humeur est à la détente. Chaque mois, on se retrouve entre amis et quelques fois des visages nouveaux viennent enrichir notre groupe. Des fleurs, des chocolats ou des brillants occupent chaque couvert dans la grande salle à manger selon la fête à venir.
Puis, ce rassemblement Autour de la table est rythmé par André qui entonne les premiers mots de notre bénédicité. Linda introduit ensuite les nouvelles de Copam, suivi de Michel qui élabore les différentes questions de notre discussion. Ici, Autour de la table, il nous est proposé d’explorer des thèmes autour d’un repas. C’est ainsi que nous discutons de sujet comme: la méditation, le temps, le silence ou la douceur et ce, tout en partageant un bon repas. Quand chaque personne parle, elle est écoutée et accueillie procurant ainsi au groupe un enrichissement spirituel. Beaucoup de liens d’amitié naissent au travers de ces échanges. Longue vie au groupe Autour de la table.
Sylvie Proulx,
groupe Autour de la table
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Viveurs de Dieu
1- J’assiste à quelques réunions où des personnes partagent avec d’autres leur expérience spirituelle… leur relation avec l’Église… leur vie en pensées avec Dieu, tous les jours et dans leur quotidien.
2- Je suis un être tourmenté entre le rationnel et le spirituel…
3- On me demande d’écrire un court texte sur Viveur de Dieu. Je tenterai d’être plus spirituel que rationnel…
«Gros Petit Larousse»: viveur,euse. (surtout au masculin) (Hé! la parenthèse à gauche elle est du dictionnaire… pas de moi) Personne qui mène une vie dissipée et ne songe qu’aux plaisirs.
Bon… ça part bien, on va passer pour une bande d’excentriques qui vivent une vie en marge de ce qu’est la vie ‹normale› dans notre société. C’est pas une mauvaise évaluation. Sauf que la vie de ces viveurs n’est peut-être pas aussi dissipée qu’on le croit. Ces gens ont acquis au fil de leurs réflexions une certaine sagesse et, oui, leurs plaisirs sont liés à la joie de vivre une vie spirituelle qui les rapproche de Dieu.
Mais qu’est-ce que se rapprocher de Dieu aujourd’hui? Dans un monde où tout est lié à l’argent et au matérialisme, et où l’enfance de plusieurs a été marquée par une image de la spiritualité chrétienne venue d’un passé où ces notions nous étaient imposées, vivre Dieu au quotidien peut paraître anachronique. Et pourtant ce ne l’est pas.
Pour moi, l’expérience ‹Vivre de Dieu› est un moment privilégié où des personnes issues de milieux divers témoignent de leur parcours spirituel. A l’occasion, elles furent désabusées très jeunes par une pratique religieuse qui imposait ses préceptes et pratiques de façon arbitraire sans qu’aucun sens spirituel réel ne soit expliqué. À d’autres moments, il s’agit de personnes qui ont été portées vers un éveil spirituel suite à un événement particulier de leur vie.
Ces personnes, femmes et hommes, ces humains, aussi pris dans la tourmente de la vie quotidienne, viennent partager avec d’autres leur ‹re-naissance› à la Parole de Jésus, l’application de la Parole dans leur vie de tous les jours. Vivre sa foi n’est pas aisé. La vivre au quotidien encore moins. Mais quelle beauté que d’entendre ces partages! Des moments parfois difficiles, des questionnements et puis, lentement, gracieusement dirions-nous, l’Esprit vient prendre sa place au cœur de la personne. Il vient s’installer comme Guide. Dès lors le spirituel surgit dans le geste le plus banal de la vie quotidienne.
Vivre de Dieu nous présente donc les pas du voyage quotidien de ces viveurs qui ont, peu à peu, découvert comment faire entrer la Parole dans leur vie de tous les jours pour finir par ouvrir vers les autres le Royaume qui se cachait en eux, plein de générosité, de bonté et d’Amour.
Les partages entendus à Viveurs de Dieu sont uniques, car ils sont le fruit de l’expérience de personnes uniques. Elles ont toutes, à leur façon, vécu ce retour vers la spiritualité très personnellement. C’est ce qui rend chaque témoignage si spécial. Et tenter de vivre ne serait-ce qu’une parcelle de l’enseignement de l’Évangile, n’y a-t-il pas plus beau cadeau…
Un beau moment pour tous… et qui vaut la peine d’un petit déplacement.
Etienne Paquette

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