5.28.2006

assemblée2

De la vie à la vie
Nous connaissons tous de ces phrases-clé qui parfois nous font avancer ou nous scient les jambes; encore un peu, un jour à la fois, pas à pas, demain sera différent. Quand on se faisait mal, petit, ma mère nous disait: Tu ne t’en souviendras pas le jour de tes noces. Quand on naît à la vie, la seule façon de progresser c’est de marcher, mais à quatre pattes d’abord, afin d’explorer ce qui se présente à nous. Pendant des années, debout, nous continuons à fabriquer notre vie, à bifurquer à droite, à gauche, à redresser les visées, à croire que le monde nous appartient, que nous en sommes presque le maître, que nous pourrons décider des derniers moments de notre vie.
Mais surprise! Un événement fâcheux arrive et change le cours de notre vie. Pour passer à travers cette nouvelle route, il nous faut beaucoup de temps, d’amitié, d’encouragement, de prière. La seule parole d’Évangile qui me montait au cœur et à l’esprit, c’est celle de Jésus disant à Pierre: Viendra un jour où un autre te mettra ton ceinturon et te conduira là où tu ne veux pas aller. En laissant pénétrer cette parole en moi, mes yeux se sont ouverts à toutes les marques d’attention qu’on avait pour me venir en aide. Petit à petit, j’ai baissé ma garde, j’ai accepté qu’on me conduise où ce sera mieux pour moi. Je croyais perdre toute liberté!!! Malgré toutes les marchettes qu’il y a autour de moi, je vois des gens fiers, se remémorant tous les souvenirs heureux et malheureux, espérant seulement qu’on les accueille avec leur mobilité réduite.
Tout au long de notre vie, nous avons besoin d’aide matérielle et spirituelle. Nous pouvons donner le bras ou dire une parole de baume. Laissons-nous conduire par le souffle qui donne vie. Merci à chacun et chacune pour les attentions données. Honoré de Balzac disait: C’est la vie, elle est préférable avec ses blessures et ses douleurs, aux noires ténèbres du dégoût, au poison du mépris, au néant de l’abdication, à cette mort du cœur qui s’appelle l’indifférence.
Laurette Daigneault
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Repas bénéfice
Nous sommes rendus à ce dimanche bénéfice. Les recettes de cette journée aident aux dépense occasionnées pour réparer ou améliorer les maisons de Bondville et Montréal. Nous nous retrouvons rassemblés à la messe, bon début de journée pour notre communauté. Nous pensons à celles qui sont déjà occupées à préparer le début de cette journée. L’expérience est à l’œuvre. C’est la première fois que j’accepte aussi facilement mon impuissance. Ça me permet de vivre autrement.
Jetant un regard à l’extérieur pour admirer cette belle journée de printemps, c’est magnifique. Nous voyons des petits écureuils qui s’en donnent à cœur joie juste devant nous. C’est beau à voir, mais ce sont des petits délinquants qui détruisent les fleurs; il va falloir trouver un moyen pour qu’ils restent de l’autre côté de la rue, c’est pas facile.
Les cuisinières sont coiffées de leurs chapeaux de chef. L’équipe de serveurs est là, les laveurs de vaisselle aussi. Nous sommes quelques personnes assises à regarder autour de nous le va-et-vient des gens actifs.
Voilà le grand chef coiffé du fameux chapeau et il a un nez de clown. Il nous dit: «Tiens, nous formerons la chorale.»
Voilà que les gens qui ne font rien pourront mettre un peu d’ambiance et c’est parti.
Un ami pour chanter
comme l’on peut chanter.
Lorsque l’on est aimé pour de vrai.
Ça deviendra comme le chant thème de la journée. Vous auriez dû voir André y aller avec des pas de danse. C’était joyeux, nous étions heureux. C’est à notre tour de se faire servir. Les tables sont invitantes, sur chacune il y a un bouquet d’œillets. André vient nous voir à notre table. Il y a sa sœur, son frère, sa belle-sœur, Rita et moi. André prend une tige d’œillets et l’offre à Jeannine pour souligner la fête des infirmières. Je souris et je trouve beau ce qui se passe. Jeannine prend la tige d’œillets et la sépare en trois pour Rita et pour moi pour la fête des mères qui aura lieu dans une semaine. J’ai gardé cette petite fleur jusqu’à ce jour.
Un ami de valeur
Comme un révélateur
De ce qu’il y a de meilleur dans ton cœur.
Les gens se succèdent, on s’accueille ou s’installe ou se régale. J’ai trouvé beau des parents qui amènent leurs trésors avec eux qui veulent encourager. Il y en a qui partent en voyage, soulignant un anniversaire de mariage, et ce tout petit de 3 semaines qui se trouve bien dans les bras d’un ami.
Un ami pour choisir
Pour bâtir et fleurir
Une clé pour ouvrir l’avenir.
Ce que je retiens de cette journée: chaque petit signe, chaque petit geste est important. Les petits pas de danse d’André, ses dessins de fleurs, sa présence ce qui est important. Chacun est artiste dans ce qu’il aime, dans ce qu’il fait et dans ce qu’il est.
André veux-tu dessiner un petit œillet ici. Nous l’offrons à chacun qui prendra un feuillet. Voilà c’est fait. Merci.
Il y a aussi les artisans, Jacinthe et André P., qui ont mis leurs œuvres au tirage, intéressés à voir les gagnants. C’est normal, ils ont pris de leur temps afin de réaliser leurs travaux et l’ont remis comme le cœur sur la main pour le bonheur des amis.
À tous ces gens réguliers, coordinateurs, visiteurs et bienfaiteurs nous souhaitons du bonheur. De tout cœur.
Thérèse Faust
groupe Espoir Posted by Picasa

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