2.10.2007

La Parole qui rend Heureux

Voici comment j’ai mis en pratique une suggestion du Centre biblique de Montréal à l’occasion du dimanche annuel de la Bible, dont le thème était Proposer un Dieu d’amour qui prend parole, et comment cela m’a rendu HEUREUX.
Lors de la célébration de l’eucharistie avec la communauté COPAM et aussi celle du Centre d’hébergement P.N.D.L., j’ai souligné la liturgie de la Parole avec un chant approprié et facile à entonner :
J’ai ouvert le livre
De l’histoire des hommes.
J’ai ouvert le livre
De l’amour de Dieu.
J’ai ouvert le livre
Cherché la Parole
Les mots qui font vivre
Et qui rendent heureux. (Paroles et musique: Jean Humenry)
Puis, lors du 10e anniversaire du Relais Mont-Royal, sous le thème «Cabaret Extra-Céleste», j’ai fait une présentation spéciale (avec humour et mime) sur l’importance de la Parole, en plus de dessiner un grand livre sur un carton avec les paroles du chant.
Auparavant, j’avais demandé à quelques personnes de me dire une parole de la Bible que j’ai écrite sur un pain pita avec du glaçage à gâteau. J’ai coupé le pain pita en morceaux et l’ai offert en nourriture. C’est une symbolique importante pour inviter à «manger la Parole» et à en vivre! Alors dans le chant, j’ai remplacé l’expression «Cherché la Parole» par «Mangé la Parole».
En fréquentant le Relais, nous goûtons au pain sur la table, au pain de l’amitié (co-pain), au pain de la Parole, sur l’invitation de “notre boulanger” Georges Convert. Reprise du chant: J’ai ouvert le livre… en précisant: «Mangé la Parole».
Dans la Bible, le prophète Ézéchiel (3,1-3) reçut une vision qui lui disait: «Fils d’homme, mange ce livre, nourris-toi de la Parole… Je le mangeai et il fut dans ma bouche doux comme du miel». Reprise du chant et distribuer quelques morceaux de pain pita.
Par le fait de manger la Parole, nous pouvons prendre le pas de danse comme David, lui-même compositeur de psaumes (poésie spirituelle) et musicien. Il dansa nu autour de l’Arche de l’Alliance. Il portait un pagne (2S 6,14ss). Il paraît que cela faisait sourire et rire le bon Dieu! Reprise du chant en remplaçant «Mangé la Parole» par «Dansé la Parole».
Il y avait une bonne ambiance de fête! Je n’ai pas dansé nu devant le monde, mais seulement torse nu pour montrer mes muscles!
«Seigneur, donne-moi l’humour
Pour que je tire
Quelque bonheur de cette vie
Et en fasse profiter les autres. Amen».
André Choquette

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Reconnaître Dieu dans ma vie

À mon âge, 83 ans, les signes de Sa présence sont nombreux, mais aujourd’hui je vous en livre une page. Dans mon enfance, les temps forts de l’Église me donnaient la chance de les vivre avec une foi pure et innocente. Cela a été les beaux cadeaux de la Vie: la foi et les responsabilités de l’amitié.
Je reviens au 13 juin 2006. Quelle surprise, un bon souper avec place réservée, s.v.p. Après le souper c’est la surprise: des souvenirs écrits et lus par Laurette et Rita; tant de vérités avec des brises d’humour et les cadeaux souvenirs. C’est trop; dois-je rire ou pleurer. Ah! Oui, le départ est vraiment difficile à vivre, mais c’est bon signe, il y a des liens très forts qui se sont tissés au fil des ans.
Au 2600 Aird, au mois de septembre, le dîner-surprise, auquel étaient invités des représentants de certains organismes du quartier dont j’ai déjà fait partie, a été très émouvant. Allant de surprise en surprise, tout cela me mène loin en arrière.
Le bonheur que j’ai vécu, c’est dans cette voie, ce chemin que j’ai voulu suivre tout en faisant partie de Copam. Là, j’ai appris à connaître Dieu, mon vrai Père, ce Dieu présent dans ma vie qui m’aime et m’a toujours aimée telle que je suis. Il me fait signe qu’Il est toujours là, toujours. Mes surprises, je les vois comme des clins d’œil de Dieu et je Le remercie.
Merci Georges, André, Laurette, Jean, Alain, Mario. Merci à vous tous, gens de Copam, qui m’avez aidée à grandir et à bien vieillir. C’est à votre tour de vous laisser parler d’amour.
Thérèse Faust

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2.09.2007

Témoignage de Thérèse F.

Au moment des premiers contacts, j’étais dans un grand besoin. Il y avait un grand besoin d’un côté, il y avait un grand besoin des deux côtés. Georges Convert avait grand besoin de... répondre à des besoins. Moi j’étais la femme dans le besoin. C’est ça la vie.
Si toi tu te sens utile à quelque part, si cela te tente de partir, c’est parce que tu vas répondre à des besoins; tu vas aller aider. Tu veux faire quelque chose, mais quelque chose de positif dans ta vie. Qu’est-ce qui va te donner quelque chose de positif? Vas-tu aller voir un roi ou une reine pour savoir ce que tu peux faire pour lui ou elle? Tu ne peux rien faire pour lui ou elle. Ils vont te dire: “Non, je ne sais pas ce que vous voulez”. La vie c’est cela. J’avais besoin d’être logée. J’avais besoin de recevoir de l’aide.
Je participais aux réunions Al-Anon dans la maison des Petites Sœurs de l’Assomption; les Petites Sœurs de l’Assomption étaient des rassembleuses, puis elles nous invitaient au sous-sol de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus; j’étais là. C’est comme cela que j’ai connu Georges, qui répondait à nos questions en général [sur le projet de logement Boyce-Viau] avec notre parler à nous autres, pas le parler des grands [les responsables du projet] qui étaient à côté de lui. Parfois on ne comprend pas exactement ce qu’ils veulent dire parce qu’ils vont chercher des mots d’université et qu’on n’est pas du monde qui ont fait l’université. On était des gens dans le besoin. C’est ça la différence. Georges Convert a toujours compris cela. Il a tout le temps fait cela. Il va être avec un jeune qui cherche; il va être toujours avec lui, il va jaser avec lui. Il va répondre, parler une partie de la nuit. Il sait que c’est là son rôle.

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