2.09.2007

Témoignage de Thérèse F.

Au moment des premiers contacts, j’étais dans un grand besoin. Il y avait un grand besoin d’un côté, il y avait un grand besoin des deux côtés. Georges Convert avait grand besoin de... répondre à des besoins. Moi j’étais la femme dans le besoin. C’est ça la vie.
Si toi tu te sens utile à quelque part, si cela te tente de partir, c’est parce que tu vas répondre à des besoins; tu vas aller aider. Tu veux faire quelque chose, mais quelque chose de positif dans ta vie. Qu’est-ce qui va te donner quelque chose de positif? Vas-tu aller voir un roi ou une reine pour savoir ce que tu peux faire pour lui ou elle? Tu ne peux rien faire pour lui ou elle. Ils vont te dire: “Non, je ne sais pas ce que vous voulez”. La vie c’est cela. J’avais besoin d’être logée. J’avais besoin de recevoir de l’aide.
Je participais aux réunions Al-Anon dans la maison des Petites Sœurs de l’Assomption; les Petites Sœurs de l’Assomption étaient des rassembleuses, puis elles nous invitaient au sous-sol de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus; j’étais là. C’est comme cela que j’ai connu Georges, qui répondait à nos questions en général [sur le projet de logement Boyce-Viau] avec notre parler à nous autres, pas le parler des grands [les responsables du projet] qui étaient à côté de lui. Parfois on ne comprend pas exactement ce qu’ils veulent dire parce qu’ils vont chercher des mots d’université et qu’on n’est pas du monde qui ont fait l’université. On était des gens dans le besoin. C’est ça la différence. Georges Convert a toujours compris cela. Il a tout le temps fait cela. Il va être avec un jeune qui cherche; il va être toujours avec lui, il va jaser avec lui. Il va répondre, parler une partie de la nuit. Il sait que c’est là son rôle.

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