Maladie et espérance pour redonner espoir
L'espérance pour moi commence au jour de ma naissance; le prénom de ma maman est Gabrielle, ce qui me rappelle à chaque fois mon ange-gardien, "Ange Gabriel", et c'est à partir de là que viens mon espérance en cette période ou la maladie m'affecte.
A l'été 2001, j'ai été un gagnant lors de ma première opération à cœur ouvert. J'ai mis toute mon espérance et ma foi en un Dieu d'amour. La vie est belle et tout est beau, ça va très bien et même c'est surprenant de me voir vivre ce que la vie a donné à mes jours.
À l’hiver 2007, hélas, mon état de santé se détériore et, en juin, suite aux résultats de plusieurs examens, le Dr Tousignan m'annonce un cancer des poumons, en plus de plusieurs métastases sur les os. À partir de ce jour je pense (comme plusieurs à qui on annonce cette terrible maladie) que l'on se trompe; je refuse, moi, de me laisser écraser par cette peur; je ne veux pas le croire et je décide de prendre tous les moyens pour reprendre des forces et revenir un peu à la vie.
Je veux vous partager un bout de texte que j'ai lu à la salle des traitements où je reçois ma chimio; cette lecture me redonne une espérance face à la maladie.
«Celui qui gagne prend des risques (traitement de chimio), celui qui gagne n'abandonne pas. Quand la vie est dure, il s'accroche en attendant que la roue tourne. Celui qui gagne sait que plus d'un chemin lui est ouvert et il ne redoute pas de l'emprunter. Celui qui gagne sait qu'il n'est pas infaillible et il accepte sa faiblesse, "la maladie", tout en tirant parti de ses forces. Celui qui gagne tombe parfois, mais il se relève aussitôt, il n'accepte pas qu'une simple chute lui interdise de se relever. Celui qui gagne accepte de prendre sa vie en main. Celui qui gagne a des pensées positives.»
Aujourd'hui, je suis bien entouré de ma conjointe Antoinette, de mes trois filles, de leurs conjoints qui tous me soutiennent. Merci à toute mon équipe médicale de l'hôpital de Ste-Agathe –médecins, infirmières et tout le personnel– pour les bons soins que je reçois.
Il y a en plus vous tous, la fraternité de Copam, vos visites à ma maison d'Entrelac, les appels téléphoniques de plusieurs membres, des mots et pensées écrites d'encouragements: tout cela redonne de la vie et de l'énergie à mes journées. Jouer gagnant, un jour à la fois.
Un gros merci et toute ma reconnaissance à tous. Je profite de ce moment pour rendre grâce à Dieu de tout ce que la vie me donne.
Je garde espoir.
Jean-Guy Brisson

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